Le domaine du bois brillant

Propriétaire de vignes professionnelles plantées en 2003 à Guérard (Seine et Marne), Daniel Kiszel a créé VIGNE EnVie. Passionné par le monde du vin, les terroirs et conscient de l’exigence du travail de la terre, il a à cœur de réhabiliter et développer, en lien avec les concessionnaires et différents partenaires, ces vignes historiques en leur faisant partager sa passion.

 “Il s’agit de relancer une activité viticole de terroir, nos vignes étant situées sur le bassin historique le plus important de l’Est parisien et de se réapproprier les valeurs liées à la culture de la vigne et de les faire partager.” 

Guérard est le village viticole par excellence. Tendre vers la qualité, s’organiser, patienter, apprendre, s’engager… Mais aussi se détendre, se ressourcer avec une activité nature qui aide à mieux appréhender le quotidien urbain…

C’est toute la philosophie du travail dans les vignes conduites en bio.

Conscient que ces valeurs sont aujourd’hui très proches des préoccupations des entreprises, VIGNE EnVie vous donne rendez-vous à Guérard, dans un cadre authentique privilégié et unique en Île-de-France, pour organiser vos événements et partager un moment de plaisir.

Nos vignes : reflet de notre savoir-faire

Sur un magnifique terroir argilo-calcaire de Seine-et-Marne, composé d’argile tendre et de calcaire dur de type kimméridgien, la famille Kiszel a planté ses premiers pieds de vigne en 2003.

Les clones choisis ont été plantés sur des porte-greffes de type 41B et Fercal, pour résister à l’acidité importante des sols : 39 % de calcaire actif.

Aujourd’hui, avec 1 000 pieds et 2 principaux cépages (Pinot Noir et Chardonnay), plus une expérimentation en Pinot Gris, VIGNE EnVie a su faire évoluer et entretenir cette magnifique plantation pour l’amener à produire deux belles cuvées.

L’Association municipale, la Feuille de Vigne Guérardaise, prend aussi le relai pour développer d’autres parcelles chez des adhérents de l’association, là où historiquement la vigne y avait tous ses droits, il y a maintenant deux siècles.

Le Pinot-Noir 2011 a été nommé meilleur vin 2013 au concours des vins d’Île-de-France à Saint-Leu d’Esserent.

Avec plus de dix ans d’expérience, de soins et d’implication, cette parcelle reflète notre savoir-faire en la matière. Nous y réalisons nos visites de vigne, ateliers viticulture et animations autour du vin.

Le vignoble en Île de France

Comme les grands vignobles de la Bourgogne, de la Champagne, de la Loire ou de la Vallée du Rhône, l’Île-de-France a porté dans le passé un des plus importants vignobles de France. C’est au Moyen-âge, avec le travail des moines, notamment dans les abbayes de Saint-Denis et de Saint-Germain-des-Prés, que ce vignoble voit le jour. Il prospère. Le vin devient un produit élitiste servi sur la table des rois de France. Durant plus de mille ans, la vigne a recouvert des surfaces toujours plus grandes pour atteindre 42 000 hectares au 19ème siècle (source : Gilles Ragache « Vignobles d’Île de France – deux siècles de viticulture »), une surface deux fois supérieure à celle de la Bourgogne.

Le vignoble d’Île-de-France devient le plus grand de France, offrant de beaux revenus aux populations d’Île-de-France et structurant la région. Dès la fin du 18ème siècle, une multitude de facteurs vont se combiner pour engager un fort et rapide mouvement de recul de la vigne. Le phylloxéra, l’obligation faite de l’épandage des boues nauséabondes de la ville de Paris font chuter la qualité des vins parisiens. L’arrivée du train et des vins du sud de la France, trois conflits guerriers majeurs en moins d’un siècle et une urbanisation galopante contribuent aussi au déclin du vignoble francilien

Avec seulement 1 000 hectares en 1920, les années 1930-1950 verront la région perdre ses derniers pieds et son droit administratif à commercialiser le vin produit sur les quelques parcelles restantes (à l’exception de la commune de Suresnes).

La fin du 20ème siècle marque le renouveau de la vigne en Île-de-France. Malgré l’interdiction de vendre la production, le nombre de micro parcelles replantées à l’initiative de certaines communes ne cesse d’augmenter pour atteindre environ 140 parcelles, soit quelque 11 hectares de surfaces plantées.

Le vignoble de Guérard

A Guérard, dès juin 1232, on retrouve la trace de productions de vins consignés dans le cartulaire (inventaire du clergé) de l’abbaye de Pont-aux-Dames en quantité importante. Il y est fait état de dons à hauteur de 3 000 litres par an.

Sous Louis XV, la carte Trudaine, établie en 1741, souligne la forte implantation de la vigne à Guérard, le long de l’actuelle D934, voie d’accès directe sur les portes de Paris.

Les coteaux privilégiés étaient situés à Monthérand, « les Terres blanches », et au Charnoy, « les Hautes Vignes » ou « les Mortbouts », selon le plan d’intendance de Louis XVI établi dès 1787 pour la commune. Tout le village vivait de la vigne et du vin. L’effigie de Bacchus sur le frontispice de la Mairie ou l’église Saint-Georges de Guérard, avec ses chapiteaux ornés de feuilles et de grappes de raisins, en sont des témoignages.

En 1803, il est souligné que les vins blancs de Guérard « se vendoient bien sur les marchés de Paris et de Meaux comme vin de Chablis ».

Avec ses 400 hectares de vignes plantées sur ses coteaux descendant en fortes pentes sur les rives du Grand Morin, Guérard produisait vers 1845 (formulaire E. Quillet) quelques 150 à 200 hectolitres de vins et faisait vivre une commune de 3 000 habitants, qui basculera à moins de 700 âmes après l’arrivée du Phylloxera.  

La croix Saint-Marc adossée au pignon d’une maison de Monthérand témoigne ainsi de la prolifération du phylloxera en Île-de-France et signera la fin de la vigne à Guérard en 1893.

Daniel KISZEL

Mon expérience œnologique

1981-1983 : Stage en aménagement du territoire en Amérique du Sud avec apprentissage des premiers cours d’œnologie.

Depuis 1987 : Parcours du vignoble lors des week-ends pour apprendre le vignoble et le vin.

1989 – 2002 : Participation aux Saint-Vincent tournantes, fêtes viticoles en Bourgogne.

2001 : Adhésion aux Vignerons Franciliens Réunis et participation aux premiers cours de conduite de la vigne à Argenteuil.

2006 : Création et gérance de l’entreprise RUE DES VIGNES (du nom de la rue sur laquelle est plantée la vigne de Guérard) en qualité d’opérateur pour accompagner les communes d’Île de France dans leurs projets de renouveau du vignoble francilien. Réalisation des vignes de : Saint-Prix, Epad La Défense, Annet-sur-Marne, Rocquencourt, Magny-les-Hameaux, Bonneuil-sur-Marne, reprise de celle de Bussy-Saint-Georges, Sartrouville, Argenteuil…

2012 ou 2013 : Accompagnement du Vin Vagabond pour développer l’activité de la vigne (ceflu, etc),

2014 : Création de VIGNE EnVie à destination des entreprises pour des activités de l’événementiel et de caviste.

2015 : Création de la Maison de la Vigne et du Vin à Guérard.